Ce feuilleton est illustré par Anne Teuf, avec les conseils scientifiques de Georges Bischoff.
C’est avec stupeur que j’apprends le pillage de l’abbaye d’Altorf. Je me dois d’agir pour préserver la stabilité. Le 17 avril, je me rends à la commanderie de Dorlisheim, où je retrouve les délégués du Grand-Chapitre et du Sénat de Strasbourg. Je compte parlementer dès le lendemain avec la bande d’Altorf, mais cela n’aboutit à rien. Le lendemain, nous parlementons avec la bande d’Altorf, mais les discussions sont un échec.
Je me rends ensuite à Neubourg puis à Stephansfeld, afin d’exhorter les Paysans à se disperser et à regagner leurs foyers. Je leur fais savoir que, s’ils déposent les armes et rentrent en paix, l’impunité leur sera accordée. La négociation reste vaine. Le 22, je rentre à Haguenau et demande au Sénat de m’envoyer des délégués pour poursuivre les pourparlers avec les quelques deux-mille hommes qui sont venus de Neubourg. Nous parlementons plusieurs jours durant ; je renouvelle mon offre, mais rien n’en sort.
Dans le même temps, je ne puis me contenter de paroles. Tandis que je négocie encore, je sollicite donc l’aide du duc de Lorraine, du comte palatin et de la Ligue souabe. Leur réponse n’est plus qu’une question de temps.