Ce feuilleton est illustré par Anne Teuf, avec les conseils scientifiques de Georges Bischoff.
C’en est trop ! Encouragés par l’exemple des bandes du Nord de l’Alsace, du pays de Bade et de Souabe, nous entendons le vent de la révolte toucher nos terres du Sundgau. Le 27 avril, le sud de l’Alsace s’embrase. Je prends la tête de la bande. Seigneurs et hommes d’Église se réfugient à Ensisheim : ils nous craignent. Le 29 avril, nous prenons le couvent de Schoenensteinbach. Puis, après avoir échoué à rallier Mulhouse à notre cause, nous nous établissons à Issenheim.
Alors, ils tentent de négocier. Les villes de la Décapole d’abord, puis d’autres encore : Bâle et Mulhouse. Nous ne céderons rien. Nous sommes en position de force, et eux, ils ne veulent qu’une seule chose : le retour à l’ordre ancien. Le mois suivant, nous avançons encore. De nouvelles villes prêtent serment : Soultz, Cernay, Saint-Amarin, et bien d’autres. Le soulèvement gagne du terrain, au nord comme au sud.
L’espoir est là, nous leur ferons plier le genou.