Les cartes sont restées, le plus souvent, insérées dans leur dossier administratif d’origine, et de ce fait demeurées méconnues.

D’abord politiques, militaires et juridiques, cartes et plans se sont rapidement diversifiés. Ils ont acquis de multiples usages : topographique, routier, touristique, économique, géologique... Répondant avant tout à des besoins pratiques, évoluant avec la perception de l’environnement, la plupart d’entre eux n’ont pas de prétention artistique ; ils s’appuient sur des techniques et savoirs scientifiques en constante évolution.

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L’exposition se propose de croiser les échelles, les représentations et les époques à travers une sélection de 75 pièces, extraites d’un riche corpus, estimé à 30 000 documents.

Elle met aussi en lumière les nombreuses sources non figuratives qui s’attachent à décrire et mesurer le territoire, notamment les mémoires, ou rapports administratifs, qui « mettent en mots » l’espace. Ces textes permettent d’exercer un regard critique sur les représentations graphiques, soumises aux intentions de leurs auteurs : ils comblent les blancs, cumulent les données, révèlent le « dessous des cartes ».

Les premières représentations de l'Alsace

Les premières représentations imprimées de l'Alsace.

Le dessein des cartes

Le dessein des cartes.

Vers un territoire homogène ?

Avant la Révolution française, l’Alsace forme une mosaïque complexe de seigneuries ecclésiastiques (évêque de Strasbourg, abbé de Murbach, chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean…), laïques (familles de Fleckenstein, de Ribeaupierre…), ou encore urbaines (Strasbourg, Colmar…).

Artistes de la carte

Derrière une carte se dissimule un grand nombre de pièces, de différentes natures (croquis, esquisses, ébauches, épreuves, etc.), qui correspondent à autant d’étapes dans l’élaboration du document final.

Bonus : lire la carte

Les techniques cartographiques sont le reflet des techniques de leur époque et du contexte géopolitique dans lequel elles sont établies