Les premières représentations de l'Alsace

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Les premières représentations imprimées de l'Alsace.

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Les premières représentations imprimées de l’Alsace

La plus ancienne carte imprimée d’Alsace, si l’on fait abstraction des indications de la Table de Peutinger, est celle qui se trouve annexée à la réédition de la Géographie de Ptolémée –traité antique, redécouvert par les humanistes de la Renaissance, compilant les connaissances sur la géographie du monde à l’époque de l’Empire romain –, augmentée de cartes inédites et publiée à Strasbourg en 1513 par Waltzenmüller et Ringmann. 

Au cours du XVIe siècle, d’autres représentations de la région sont publiées, notamment par Sébastien Münster en 1544, dans sa Cosmographie universelle, ou encore par Daniel Specklin en 1576. Malgré ses inexactitudes et ses défauts, la carte de Specklin sert durablement de base aux travaux des cartographes ultérieurs, jusqu’à ce que Gérard Mercator, à la faveur de la redécouverte des travaux grecs et arabes, révolutionne la cartographie, en 1585, en réalisant les premières projections du globe à l'aide de la géométrie et de formules mathématiques.

Ces cartes générales imprimées participent du courant humaniste : leur finalité est avant tout de servir de support de connaissance. Elles remplissent une fonction didactique, pédagogique ou philosophique et visent à la compréhension du monde.

Cartes imprimées au temps de l'humanisme

Premières représentations manuscrites du territoire

A côté des cartes générales de l’Alsace, de nombreuses cartes manuscrites, représentant des portions plus réduites du territoire, sont élaborées. Bien antérieures au courant humaniste du XVIe siècle et dictées par la nécessité de décrire le territoire à des fins de gestion pratique de l’espace, elles conservent longtemps la forme de simples schémas ou de représentations symboliques, hérités des pratiques de l’Antiquité. 

A défaut de données topographiques précises, le recours à la description textuelle d’un territoire prend souvent le pas sur sa représentation graphique, comme en témoigne, dans les chartes, la part importante consacrée à l’énumération des limites. 

Cartes manuscrites