1.2.- Le territoire occupé : verrouiller le cœur industriel allemand

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Le gouvernement français, avec le soutien à la Chambre du Bloc national, engage au départ 45 000 soldats, renforcés de plusieurs milliers de militaires belges.

Le bassin de la Ruhr, ou simplement la Ruhr en français, s’étend sur 3.000 km2 et concentre entre 60 et 80 % de la production d’acier, de l’extraction de charbon et de fabrication de coke du Reich, ce dernier étant indispensable à la sidérurgie.

L’extension de l’occupation entre le 11 et le 16 janvier vise à contrôler les nœuds de communication, voies ferrées et canaux, comme le canal Rhin-Herne, par lesquels le charbon est acheminé vers le Rhin et Strasbourg. Au nord, la rivière Lippe est une frontière qui sépare les occupants des effectifs de la Reichswehr, qui se concentrent à Münster. Cependant ceux-ci évitent la confrontation directe, ce qui permet à l’état-major français de franchir la limite de la zone démilitarisée à l’est de Dortmund le 16 janvier 1923 sans rencontrer de résistance. Les usines Krupp d’Essen, les mines de charbon de Herne et Recklinghausen, entre autres, tombent dans l’escarcelle française.

Certains points névralgiques de l’industrie allemande sont aussi sous le contrôle des Belges, qui au nord-ouest, investissent le secteur depuis Dinslaken jusqu’ à Buer, englobant d’importants centres charbonniers comme à Bottrop ou la cokerie de Sterkrade.