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Archives d'Alsace | 2.- L’affrontement au quotidien

Recklinghausen, ville dans la Ruhr occupée En janvier 1923, avec plus de 60.000 habitants, dont 70 % de mineurs, trois mines de charbon, trois gares, Recklinghausen est à la fois un carrefour ferroviaire avec un accès au canal Rhin-Herne, un centre charbonnier aux immenses réserves, et une ville frontière, qui fait face à la rivière Lippe au nord, point de passage vers l’Allemagne non-occupée. Les généraux Vidalon puis Laignelot installent l’état-major de la 47 e Division d’infanterie dans les

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Archives d'Alsace | 1.4.- L’entrée des troupes dans les villes

L’entrée des soldats dans les villes prend la forme d’un spectacle, auquel précédemment les autorités allemandes ont cependant ordonné de ne pas assister. Les unités les plus mobiles font d’abord leur apparition, cavaliers et chasseurs cyclistes en avant-garde après une course décrite par les soldats eux-mêmes comme exténuante, afin d’investir les points-clefs du bassin de la Ruhr le plus rapidement possible. Le rôle préalable des renseignements a été indispensable au bon déroulement de

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Archives d'Alsace | 1.3.- Une "mission pacifique", encadrée par l'Armée du Rhin

Signée du général en chef de l’Armée du Rhin, Jean-Marie Degoutte, cette proclamation bilingue annonce, non pas une invasion, mais l’envoi d’une mission « pacifique » de 72 membres de la Mission interalliée de Contrôle des Usines et des Mines, chargée de superviser les livraisons notamment de charbon, dues au titre du traité de Versailles. L’affiche attribue la responsabilité de l’action au « manquement » du gouvernement allemand dans les livraisons de bois et de charbon et présente l’entrée des

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Archives d'Alsace | 1.2.- Le territoire occupé : verrouiller le cœur industriel allemand

Le gouvernement français, avec le soutien à la Chambre du Bloc national, engage au départ 45 000 soldats, renforcés de plusieurs milliers de militaires belges. Le bassin de la Ruhr, ou simplement la Ruhr en français, s’étend sur 3.000 km 2 et concentre entre 60 et 80 % de la production d’acier, de l’extraction de charbon et de fabrication de coke du Reich, ce dernier étant indispensable à la sidérurgie. L’extension de l’occupation entre le 11 et le 16 janvier vise à contrôler les nœuds de

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Archives d'Alsace | 1.1.- Repères chronologiques

28 juin 1919 Signature du Traité de Versailles. 75 % du territoire allemand occupé l’est par les Français 8 mars 1921 Occupation de Düsseldorf et de Duisburg dans le cadre de l’ultimatum allié imposant les réparations, fixées au mois d’avril à 132 Milliards de marks or 7 juin 1922 L’occupation du bassin de la Ruhr est à nouveau évoquée par le président du Conseil Poincaré 11 janvier 1923 Entrée des troupes françaises à Essen. Le maire Hans Luther refuse de se présenter devant le général français

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Archives d'Alsace | 1.- Une nouvelle action militaire après la paix de Versailles ?

Parmi les puissances victorieuses de la Première Guerre mondiale, la France est le belligérant qui sort le plus meurtri du conflit. Sa démographie déjà faiblissante doit supporter proportionnellement de plus grandes pertes, sesrégions du Nord et de l’Est sont en partie inhabitables, ses capacités industrielles amoindries, ses dettes de guerre dépassent plusieurs fois le revenu national. Les alliés anglo-saxons et l’Allemagne, eux, n’ont pas connu de combats sur leur sol. Même victorieuse, la

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Archives d'Alsace | Exposition virtuelle

Au lendemain de la Grande Guerre, la France et la Belgique décident brusquement d’occuper la Ruhr, coeur industriel du Reich, afin de saisir le charbon et les matériaux que l’Allemagne vaincue hésite à leur livrer au titre des réparations de guerre. Le gouvernement Poincaré décide d’envoyer dans le bassin de la Ruhr une mission d’ingénieurs encadrée par trois divisions de l’Armée du Rhin. Le Ruhrgebiet, coeur industriel du Reich, qui lui fournit l’essentiel de son acier et de son charbon, n’est

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Archives d'Alsace | 2.1.- Les autorités militaires contre l’administration municipale

À partir du 24 janvier 1923, le général Laignelot remplace Vidalon à la tête de la 47 e Division d’infanterie, dont l’état-major est à Recklinghausen. À la souplesse de Vidalon, succède la rigidité de Laignelot. Ce changement de direction militaire semble correspondre à une volonté de reprendre en main une situation qui dérape, la résistance passive poussant l’occupant à un emploi croissant de la force. L’exercice s’avère cependant délicat, puisqu’il faut officiellement, au nom du caractère

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Archives d'Alsace | 2.4.- L’échec de la résistance et la recherche d’une issue

La résistance passive mène à une impasse, l’État se ruinant à financer les salaires et les pertes des entrepreneurs alors que l’occupant prélève lui-même le charbon et le coke, remet les trains en circulation, s’indemnise largement en confiscations de produits industriels, biens de consommation, taxes et impôts, réserves des banques. En particulier à partir de l’automne 1923 avec l’hyperinflation, la situation devient chaotique et se retourne en faveur de la France, qui devient l’employeur des

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Archives d'Alsace | 2.3.- La résistance active et sa répression

L’immensité des installations de transport et d’industrie, l’effectif restreint de soldats par rapport aux nombreux points à surveiller, facilitent l’irruption de commandos composés de corps-francs, malgré une barrière douanière et l’installation de barbelés soutenus de nids de mitrailleuses. Les dégâts matériels causés par les sabotages ferroviaires qui bloquent les prélèvements de charbon, n’ont qu’un impact temporaire, les cheminots ou les troupes du génie parvenant à rétablir la situation

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