1911, l’Alsace-Lorraine et l’Empire allemand.

Ce texte marque l’aboutissement d’un processus qui, à partir du Diktat de 1870 (globalement mal vécu), conduit la région à une autonomie politique et administrative plus grande.

La loi crée un Landtag, un Parlement élu au suffrage universel et direct, dont les attributions sont importantes puisqu’il vote le budget et les lois du Reichsland, sur le modèle des autres Länder allemands. Elle dote ainsi la Province d’un statut presqu’équivalent à celui des autres Etats confédérés, mais réveille des sentiments contradictoires, entre espoir d’une véritable intégration dans le Reich et regain des oppositions.

vignette_visite_virtuelle_exposition_1911.JPG © Archives départementales du Bas-Rhin. - Archives départementales du Bas-Rhin

L’Alsace-Lorraine au début du XXe siècle

Le Reichsland Elsass-Lothringen.

Vers la Constitution et l’autonomie

La prise de conscience d'une identité historique, culturelle et linguistique. N’étant plus français et ne se reconnaissant pas allemands, les Alsaciens se découvrent… alsaciens. Ils prennent en particulier conscience de leur identité historique, culturelle et linguistique.

Le projet de loi constitutionnelle : du dépôt au vote (1910-1911)

En 1911, l'Alsace-Lorraine est dotée d'une loi constitutionnelle qui accroit son autonomie, mais reste limitée par le contrôle de l'Empire allemand.

Le Parlement d’Alsace-Lorraine (Landtag)

L'Alsace-Lorraine cherche au début du XXe siècle à affirmer son identité entre modernisation institutionnelle, quête d'autonomie et bataille symbolique autour du drapeau régional.