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Archives d'Alsace | 3.4.- Les Alsacien-Lorrains : des intermédiaires

Barthélémy BASTIEN (1878-1968) est né à Vahl-lès-Faulkemont, en Lorraine annexée. Sa culture natale et sa langue sont allemandes. Le service militaire l’emmène en Chine, pendant la révolte des Boxers. Pendant la Première Guerre mondiale, il combat dans les chemins de fer de campagne allemands. Après l’incorporation de l’Alsace-Lorraine à la France, il obtient la nationalité française. Il occupe la fonction de chef d’aiguillage principal de la gare de Thionville. Lieutenant réserviste de 45 ans

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Archives d'Alsace | 3.3.- Les Alsacien-Lorrains : des compétences recherchées

À la fin de 1918, l’Alsace-Lorraine est intégrée au territoire français. Depuis l’annexion allemande de 1871, les Alsaciens-Lorrains ont été l’enjeu d’une politique d’assimilation et se retrouvent désormais dans une situation inédite. En tant que précédents sujets du Reich, et pour les jeunes hommes, anciens combattants de l’armée allemande, la République française décide de leur rattachement à une nation, à une culture et à une langue, qui ont pu en cinquante ans, devenir en partie étrangères

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Archives d'Alsace | 3.2.- Pour les Allemands, la vie doit continuer

Les troupes prennent leur cantonnement dans des villes densément peuplés. Recklinghausen doit fournir un hébergement pour une armée, dont les effectifs s’élèvent jusqu’à plus de 4 000 hommes, auquel il faut ajouter 700 chevaux, l’armement lourd et le matériel roulant. Auberges, hôtels, établissements scolaires, salles municipales, hangars, chambres chez l’habitant sont saisis. La répression militaire allège paradoxalement la tâche interminable du service municipal chargé du cantonnement des

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Archives d'Alsace | 3.1.- Les soldats se mettent en scène

Les soldats engagés dans le bassin de la Ruhr font pour la plupart leur service militaire de trois ans, puis 18 mois. Les premiers contingents sont prélevés sur ceux de l’Armée du Rhin, stationnés depuis décembre 1918 sur la rive gauche et autour des têtes de pont comme Kehl. À travers leurs cartes postales, ils expriment régulièrement leur attente du retour à la maison, « vive la classe », et aussi parfois en mots très crus, leur lassitude. Cette démobilisation morale n’empêche pas la fierté de

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Archives d'Alsace | 3.- Soldats et des civil.e.s : de la haine au rapprochement

Les contacts entre les soldats et les habitants du Ruhrgebiet sont marqués par une mémoire à vif de la Grande Guerre et par une profonde asymétrie : entre un occupant, qui estime que sa victoire est trop chère payée et un occupé, qui ne se considère pas vaincu mais victime, tant de l’injustice des Alliés que de la trahison des signataires de l’armistice. Les souvenirs de populations jadis occupées, qui subirent la férule et les violences allemandes en Belgique et dans le Nord et l’Est

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Archives d'Alsace | 2.- L’affrontement au quotidien

Recklinghausen, ville dans la Ruhr occupée En janvier 1923, avec plus de 60.000 habitants, dont 70 % de mineurs, trois mines de charbon, trois gares, Recklinghausen est à la fois un carrefour ferroviaire avec un accès au canal Rhin-Herne, un centre charbonnier aux immenses réserves, et une ville frontière, qui fait face à la rivière Lippe au nord, point de passage vers l’Allemagne non-occupée. Les généraux Vidalon puis Laignelot installent l’état-major de la 47 e Division d’infanterie dans les

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Archives d'Alsace | 1.4.- L’entrée des troupes dans les villes

L’entrée des soldats dans les villes prend la forme d’un spectacle, auquel précédemment les autorités allemandes ont cependant ordonné de ne pas assister. Les unités les plus mobiles font d’abord leur apparition, cavaliers et chasseurs cyclistes en avant-garde après une course décrite par les soldats eux-mêmes comme exténuante, afin d’investir les points-clefs du bassin de la Ruhr le plus rapidement possible. Le rôle préalable des renseignements a été indispensable au bon déroulement de

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Archives d'Alsace | 1.3.- Une "mission pacifique", encadrée par l'Armée du Rhin

Signée du général en chef de l’Armée du Rhin, Jean-Marie Degoutte, cette proclamation bilingue annonce, non pas une invasion, mais l’envoi d’une mission « pacifique » de 72 membres de la Mission interalliée de Contrôle des Usines et des Mines, chargée de superviser les livraisons notamment de charbon, dues au titre du traité de Versailles. L’affiche attribue la responsabilité de l’action au « manquement » du gouvernement allemand dans les livraisons de bois et de charbon et présente l’entrée des

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Archives d'Alsace | 1.2.- Le territoire occupé : verrouiller le cœur industriel allemand

Le gouvernement français, avec le soutien à la Chambre du Bloc national, engage au départ 45 000 soldats, renforcés de plusieurs milliers de militaires belges. Le bassin de la Ruhr, ou simplement la Ruhr en français, s’étend sur 3.000 km 2 et concentre entre 60 et 80 % de la production d’acier, de l’extraction de charbon et de fabrication de coke du Reich, ce dernier étant indispensable à la sidérurgie. L’extension de l’occupation entre le 11 et le 16 janvier vise à contrôler les nœuds de

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Archives d'Alsace | 1.1.- Repères chronologiques

28 juin 1919 Signature du Traité de Versailles. 75 % du territoire allemand occupé l’est par les Français 8 mars 1921 Occupation de Düsseldorf et de Duisburg dans le cadre de l’ultimatum allié imposant les réparations, fixées au mois d’avril à 132 Milliards de marks or 7 juin 1922 L’occupation du bassin de la Ruhr est à nouveau évoquée par le président du Conseil Poincaré 11 janvier 1923 Entrée des troupes françaises à Essen. Le maire Hans Luther refuse de se présenter devant le général français

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